Oh oui, c’était une bien Belle Epoque et croyez bien que j’aurais aimé trouver davantage de matière encore pour relater la vie de ces hommes qui en ont été les témoins directs ! Refermer le premier chapitre de cette chronique s’est avéré en réalité beaucoup plus difficile - et même douloureux - pour moi que je n’aurais pu l’imaginer. Tout au long de mes recherches, au fil de ces longues heures souvent nocturnes passées à chercher les traces de leur histoire individuelle et collective, à m’étonner de tous ces ambitieux projets, à m’ébahir de cette si riche période qui avait littéralement sombré dans l’oubli ou l’indifférence, j’ai développé une affection certaine pour chacun de ces acteurs des débuts du baseball en France : tous ces artistes, ces pionniers, ces audacieux, ces originaux, comment ne pas s’attacher à eux ?
7 avril 2023
La démonstration du Connecticut
Le Bois de Boulogne grouille manifestement de joueurs de baseball en cet été 1895. Parmi les équipes qui s’affrontent sous le soleil, il y a celle de l’école des Beaux-Arts composée d’étudiants Américains de toutes les disciplines artistiques et très vraisemblablement membres de l’American Art Association, et sa grande rivale qui regroupe des étudiants d’autres matières du Quartier Latin, appelée tout simplement Latin Quarter. Mais celle qui va semble-t-il défrayer la chronique et agiter quelque peu la communauté américaine de Paris à l’occasion de son bref passage dans la capitale est une équipe en provenance du Connecticut, menée par un certain Prof. Fox.
26 mars 2023
Tentative d’introduction au Racing Club de France
Le Journal des Sports du 30 mars 1898[i] relaie un appel lancé par le Racing Club de France à ses membres désireux de constituer une section de baseball :
« Le Comité du Racing Club de France n’étant pas opposé à la fondation d’une section de Base Ball, les membres du RCF disposés à pratiquer ce sport sont priés de s’adresser à M. Guerra, 85, rue de la Pompe. »
19 février 2022
L’honneur de la maison Spalding – … Aux actes
Au moment du décès de son père, Albert Goodwill Spalding Jr. se trouve déjà depuis plus d’un an sur le front dans l’armée des alliés pour défendre sa patrie d’adoption. William Vernon Burgess, fils de W. H. Burgess, le précieux collaborateur de Spalding en France, le suit dans cette voie. En août 1917, c’est le neveu d’Albert Goodwill Spalding, lui aussi nommé Albert Spalding, qui s’engage à son tour et sert avec le grade de first lieutenant dans l’Aviation Section Signal Corps. Leur engagement constitue le point de départ de ce nouveau chapitre de l’histoire du baseball en France, celui de la Grande Guerre.
L’honneur de la maison Spalding – Des paroles…
Avec la déclaration de guerre, Spalding voit subitement ses années de travail consacrées à la propagation des idéaux de l’Olympisme et de l’amitié entre les peuples réduites à néant, la perspective des Jeux de Berlin effacée en un instant, les rêves d’expansion de son sport balayés d’un revers de main, toute une génération de jeunes gens dont la vie va basculer. Trop absorbé par sa mission, trop obsédé par l'œuvre de sa vie, il n’a pas entendu que toutes les nations d’Europe entonnaient le péan depuis fort longtemps.
9 septembre 2021
L'Appel
A partir du 31 juillet 1914, jour de l’assassinat de Jean Jaurès, plusieurs intellectuels étrangers en France font paraître dans la presse des appels au soutien de leur patrie d’adoption.
Parmi eux, l’Américain Georges Casmèze reprend le 3 août, alors que l’Allemagne de Guillaume II déclare la guerre à la France, l’appel rédigé par l’auteur suisse Blaise Cendrars quelques jours plus tôt et publie ainsi un article dans le New York Herald. Cet article fait naître chez un grand nombre de ses concitoyens – y compris, comme nous le verrons, ceux participant au développement des activités du baseball – la volonté de passer à l’action. Ces volontaires américains se heurtent cependant pour l’heure à deux problèmes majeurs : d’une part, la neutralité des Etats-Unis étant le fer de lance de la politique du Président Wilson, ils encourent la déchéance de leur nationalité ; d’autre part, l’armée française n’accueille pas encore les étrangers dans ses rangs.
19 mai 2019
Le couperet
4 mai 2019
Most Wanted
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| Le New York Theatre en 1914. |
